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Corrie ten Boom

"Une vie se mesure non à sa durée, mais à sa capacité de donner."

 

"L'amour de Jésus est si profond qu'il vous atteint même dans votre puits de péché."

Détermination, foi et pardon sont des mots qui caractérisent Corrie face à la brutalité et les souffrances insoutenables qu'elle a connues. Née en 1892 dans une famille hollandaise protestante, elle vit à Haarlem. La maison, située au-dessus de leur horlogerie, est ouverte à tous ceux qui sont dans le besoin.

Pendant la seconde guerre mondiale, Corrie et sa famille sauvent la vie de nombreux Juifs et de résistants néerlandais en les cachant chez eux. Suite à une dénonciation, ils sont tous arrêtés par la Gestapo le 28 avril 1944 et emprisonnés. Corrie et sa soeur Betsie sont ensuite déportées en Allemagne au camp de concentration de Ravensbrück.

Au milieu d'un véritable enfer, elles font confiance à Dieu et il leur répond, parfois de façon miraculeuse : "Sous la fine robe que j’enfilai, la Bible faisait une bosse. Mais cela, c’était l’affaire de Dieu, pas la mienne ! A la sortie, des gardiens tâtaient chacune d’entre nous, devant, derrière et sur les côtés. Je priai : "Seigneur, envoie tes anges pour nous entourer." Mais soudain, je me suis rappelée que les anges sont des esprits et qu’on peut voir à travers eux. Ce qu’il me fallait, c’était un ange qui pouvait me soustraire aux regards des gardiens. "Seigneur, rends tes anges opaques !"… On a fouillé la femme devant moi. Derrière moi, Betsie fut fouillée. Ils ne m’ont pas touchée. Ils ne m’ont même pas regardée. C’est comme si j’avais été dérobée à leur vue…."

Dans un dortoir surpeuplé dans lequel grouillent puces et poux et où les gardiens ne viennent pas par peur d'être infectés, toutes deux sont des lumières de l'amour de Dieu. Par une habile chaîne de traduction, des femmes venues de toute l'Europe peuvent entendre l'évangile dans leur langue :

"Nous avons commencé clandestinement des études bibliques pour un nombre toujours croissant de croyants et le baraquement n° 28 fut bientôt connu dans tout le camp comme "ce fol endroit, où l'on espère encore". Oui, nous espérions, en dépit de tout ce que la folie des hommes pouvait inventer. Nous avions appris qu'un plus fort avait le dernier mot, même à Ravensbrück."

Usée par le travail et les mauvais traitements, Betsie meurt. Quelques jours après, suite à une erreur administrative, Corrie est libérée. Agée de 53 ans, elle réalise que sa vie est un cadeau de Dieu et parcourt le monde, vivant les dernières paroles de sa soeur, recueillies avant sa mort : "Corrie, nous devons leur dire qu'il n'existe pas d'abîme si profond que l'amour de Dieu ne puisse l'atteindre !" Elle enseigne le message d'amour de Dieu pour chacun.

"Après la prison, c'est le monde entier qui est devenu ma salle de classe. Depuis la deuxième guerre mondiale, j'en ai fait deux fois le tour, parlant dans plus de 60 pays sur les 5 continents."

Le jour où elle se retrouve face à l'un de ses pires tortionnaires -devenu chrétien-, elle réalise que seul l'amour de Dieu versé en elle lui permet de pardonner.

Ce récit de vie nous dévoile le prix que peut coûter le choix d'aider son prochain. Corrie peut aider chacune de nous à pardonner, à enlever son masque, à reprendre courage !

A plus de 80 ans, elle peut dire : "Dieu a tant aimé le monde..." Jean 3.16. Et c'est pour cette raison que je suis encore en route. Nous avons une histoire à raconter aux peuples de la terre, une histoire d'amour et de lumière." Elle porte le message de la réconciliation jusqu'à sa mort survenue le 15 avril 1983, le jour de ses 91 ans. Son corps repose, dans l'attente de la résurrection, sous un marbre portant la mention "Jésus est vainqueur".

"Lorsque vous vous trouvez devant la porte de l'éternité, vous jetez sur la vie un regard tout autre que si vous croyez vivre une longue existence. Toutes les fois où je voyais les cheminées du four crématoire cracher leurs volutes de fumée, je me demandais : Quand sera-ce mon tour ? Et lorsque chaque journée se passe ainsi, à l'ombre d'un four crématoire, très peu de choses ont une réelle importance, ou plutôt une seule, dire à tous ceux qui sont disposés à écouter que le Seigneur Jésus Christ est prêt à accueillir quiconque veut venir à lui.

"Pardonner, c'est libérer un prisonnier, et s'apercevoir que le prisonnier, c'est nous."

 

"Le bonheur n'est pas lié à nos circonstances, mais aux relations que nous nouons dans ces circonstances."

 

"Nos obstacles servent souvent de tremplin à Dieu, il utilise nos problèmes comme les matériaux de ses miracles."

 

"Regardez au-dedans, vous serez déprimé ; regardez au-dehors, vous serez désespéré ; mais regardez à Jésus, et vous serez reposé."

"Je ne comprenais pas le pourquoi de la souffrance des autres, mais je savais, quant à moi, que si je souffrais en ce lieu, Dieu n'y était pas indifférent, car lui-même m'avait conduite ici, et ce, dans un but précis : je devais montrer le chemin à ceux qui allaient mourir, et apprendre aux autres à vivre comme de véritables enfants de Dieu ayant reçu du Seigneur Jésus la paix et la joie qui ne les quitteraient plus. Il me fallait avoir part aux souffrances de Christ afin de mieux saisir la profondeur de son amour. J'apprenais à ne plus compter sur ma propre force, mais à m'entretenir de tout avec lui, comme le ferait un enfant, ce qui avait pour résultat de me faire prendre toujours plus conscience de mon impuissance et de sa grandeur."

 

"J’ai dû connaître l’horreur d’un camp nazi. Mais j’y ai rencontré beaucoup de détenus qui n’avaient jamais entendu parler de Jésus-Christ. Si Dieu ne s’était pas servi de Betsie et de moi pour se révéler à eux, peut-être n’auraient-ils jamais rien su de lui. Il y a eu beaucoup de morts et de tués, mais plusieurs sont partis, le nom de Jésus sur leurs lèvres. Il valait bien la peine de souffrir. La foi est comme un radar dans le brouillard…"

 

"Quand j’étais petite, j’ai souvent eu peur. Je dormais à côté de ma sœur Nollie …et elle me dit de prendre le bord de la robe de ma poupée. Tout au long des années, moi, « la grande voyageuse devant le Seigneur », j’ai souvent pris peur. Mais chaque fois, j’ai étendu la main et touché le bord du vêtement de Jésus. Il m’a toujours serrée contre lui pour me rassurer."

"Au camp de concentration, on nous a pris tout ce que nous avions. On nous a obligées à rester debout, toutes nues, pendant des heures sans un instant de répit. Mais on n’a pas pu ôter Jésus de nos cœurs. Demandez à Jésus d’entrer dans votre vie. Il vous donnera des richesses qu’aucun homme ne pourra vous ravir."

 

"A Ravensbrück, la vie s'est déroulée sur deux plans distincts. D'un côté il y avait la réalité tangible, la vie extérieure dont l'horreur croissait chaque jour. Et de l'autre, la vie cachée en Dieu, celle qui, vérité après vérité, victoire après victoire, progressait sans cesse."

 

"Si souvent nous nous obstinons à penser qu’il n’y a qu’une seule chose qui pourrait nous rendre heureuse –un mari, des enfants, un certain travail, ou même tel ou tel ministère- et nous fermons les yeux sur ce que Dieu tient de meilleur en réserve pour nous. En fait, certains croient si fermement en cette unique chose qui pourra leur procurer le bonheur qu’ils en arrivent à rejeter le Seigneur Jésus lui-même. Non, il ne faut pas chercher le bonheur dans le mariage, ni dans la famille, ni dans le travail, ni dans le service de Dieu. On n’est heureux que quand on est en sécurité auprès de Jésus."

 

"Ce ne sont pas tellement les événements qui importent, mais la façon dont nous y réagissons. Dieu nous observe pour voir si nous nous laissons abattre par les difficultés ou si, au contraire, nous les traversons en vainqueurs avec sa force, ce qui nous permettra d'affronter avec plus de courage les prochains ennuis et enfin l'ultime bataille."

 

"J’aimerais pouvoir affirmer que des pensées bienveillantes et charitables jaillissent naturellement de mon cœur au profit des autres. Mais ce n’est pas le cas. S’il est une chose que j’ai apprise depuis que j’ai passé le cap des 80 ans, c’est que je ne peux pas faire de réserve de bons sentiments. Il faut que j’aille chaque jour en chercher une provision fraîche auprès du Seigneur."

 

"Ne crains jamais de confier un avenir inconnu à un Dieu que tu connais."

A lire

 

  • Une grande voyageuse devant le Seigneur

  • Dieu en enfer à Ravensbrück

  • Victoire à Ravensbrück

  • Cinq ans de silence

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